D-TOX Rockfest @ Montebello
15 et 16 juin 2012 - Le village de Montebello a cette année encore accueilli des dizaines de milliers de rockers, de metalheads et autres punks à l’occasion de la septième édition du D-TOX RockFest. Cette année, l’organisateur Alex Martel a vu plus grand que jamais et a réussi à attirer des noms aussi importants que diversifiés, au plus grand plaisir de l’assistance de plus de soixante-quinze mille personnes.
Jour 1
La première journée a vu s’aligner plusieurs grands noms très variés, comme Goldfinger, Good Riddance, Obey The Brave, Blackguard. The Planet Smashers, Bad Religion, Voivod, et un spectacle en tête d’affiche des légendes du nu metal, Korn. La journée a aussi vu le retour du groupe québécois Overbass, particulier dans sa composition, sans guitariste et avec deux bassistes.
Les premiers groupes ont offert leurs prestations sous le soleil tapant de midi, assurant aux spectateurs un beau bronzage – ou un bonne insolation – en plus d’une chaleur presque accablante qui n’a empêché personne de s’éclater. Après le coucher du soleil, les spectateurs qui n’étaient pas médusés par les cracheurs de feu ont eu droit à une excellente prestation du groupe punk Bad Religion, la première au Québec depuis plusieurs années, et qui a fait bouger et chanter la foule malgré quelques petits problèmes de son. L’ensemble s’est même permis un petit mot de support aux étudiants en conflit depuis près de vingt semaines avant d’entonner You Are The Government.
Le dernier groupe québécois de la soirée à performer était Voivod, véritable icône du metal local, qui a profité de l’occasion pour présenter une chanson, intitulée Target Earth. La demi-heure qui leur a été allouée a été bien trop courte pour les metalheads dans l’assistance… et sur la scène, le bassiste Blacky se plaignant au micro qu’il venait de commencer à se réchauffer avant d’enjoindre la foule à aller « manger du maïs », petite pique envers le groupe en tête d’affiche qui jouait immédiatement après eux. Le groupe Korn a présenté un spectacle énergique et qui a rapidement jeté le public dans les grooves créés par la basse au son percussif de Fieldy, et de la voix particulière de Jonathan Davis, très animé sur la grande scène principale du festival. Ils ont offert une performance en trois parties, commençant par de vieux morceaux , puis du matériel tiré de leur dernier album inspiré du dubstep, et ont terminé sur leurs plus grands succès avant de quitter la scène et de laisser les festivaliers à la fête qui a animé le village pour une bonne partie de la nuit…
Jour 2
Le deuxième jour a commencé pour plusieurs avec une gueule de bois, et une heure de retard sur les deux scènes principales. Le groupe Terror a ouvert le spectacle avec leur hardcore qui a surpris jusqu’aux gardes de sécurité qui ont vu le public envahir la scène. La journée s’annonçait aussi chargée que la veille et a vu se succéder les performances de groupes aussi variés que Attack Attack, Hugo Mudie & Fred Jacques (ex- Sainte Catherines, qui se sont qualifiés eux-même « Le band le moins méchant du festival ») Reel Big Fish, Anonymus et Sublime With Rome. Le festival a aussi vu une performance aussi salissante et amusante qu’à l’habitude du groupe GWAR, le retour sur scène des légendes du punk québécois B.A.R.F. et une performance emballante des punks de The Exploited, avant de conclure son volet québécois avec Mononc’ Serge Et Les Sportifs (Serge Robert, leader du groupe, a d’ailleurs assuré le public qu’il effectuait des tests de dopage sur ses musiciens pour s’assurer qu’ils étaient bien positifs). La soirée s’est terminée sur une performance des légendes prog metal Dream Theater, qui ont ouvert leur spectacle avec une animation comique avant de jouer Bridges In The Sky, pièce tirée de leur dernier album A Dramatic Turn of Events. La sélection de pièces était plutôt axée vers les morceaux progressifs et a laissé de côté les rares éléments thrash et agressifs de la musique du groupe.
La septième édition du D-TOX RockFest a non seulement attiré des foules record et des grands noms du rock n’ roll, elle a aussi vu le village se transformer et accueillir plus de 75,000 personnes sans anicroche. L’organisation du festival se retrouvera devant tout un casse-tête pour la prochaine édition si le nombre de festivaliers croît encore, mais tous ont prouvé que le plus grand festival de rock n’ roll au Québec était là pour rester… et qu’il est plus ambitieux que jamais. Gardez l’œil ouvert parce que l’équipe de Thorium Photography a déjà hâte à l’édition 2013 !
Toutes les photos à venir très bientôt !!!
Auteur : Phil Mandeville
Photographe : Paul Blondé
Pour en savoir plus : Rockfest
All images © 2008-2013 Thorium Photography








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