Moby @ Metropolis

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23 octobre 2011 – Le Métropolis accueillait dimanche soir le new yorkais Moby pour un concert électrisé. Un concert à la hauteur des attentes d’un public qui s’était déplacé en masse pour écouter le maître de l’électro pop. Pas de grande surprise mais un show efficace et dynamisant, avec un enchaînement de tubes tous plus connus les uns que les autres. C’est d’ailleurs là l’aspect le plus impressionnant, à savoir cet enchevêtrement  incroyable de morceaux qu’on connaît si bien, qui ont accompagné nos fêtes les plus folles. Lift me up, Flower…La machine Moby est bien huilée, c’est qu’il connaît son public et sait comment le lever. Jets de lumières colorés qui tournent au-dessus des têtes, petits interludes d’échanges d’anecdotes, d’histoires sur ses chansons préférées, quelques mots de français saupoudrés ci et là et une scène chaleureuse. La famille Moby, trois musiciens aussi chauves que lui, un pur hasard nous assure-t-il, un quatrième  luron aux platines, une violoniste aux cheveux de feu, une demoiselle au clavier et Inyang Bassey, la choriste à la voix si puissante qu’on voudrait l’entendre pousser un gospel.

Le feeling passe, on sent l’habitude de la scène fasse à une salle comble mais qui semble figée sur elle-même. Moby détend l’atmosphère, introduit sa prochaine chanson, Bodyrock, comme la plus stupide qu’il ait jamais écrite. La salle sourit, commence à remuer et se détend, ouf. Pari gagné, le Métropolis se réveille. S’ensuivent quelques douceurs aériennes, qui nous emportent au gré des notes vers d’autres stratosphères…Why does my heart feel so sad, In this world, Porcelain…c’est un Moby dans la confidence qui invite un couple à monter sur scène, l’homme se met à genou et demande sa fiancée en mariage…irruption brutale de ringardise…heureusement le show reprend son flow avec une reprise d’Helpless de Neil Young, l’une des chansons préférées de Moby nous confe-t-il, l’une des premières chansons que sa mère lui a chanté enfant. Moby, un mélange étonnant de techno, électro, blues, rock, beats africains d’une musicalité forte et une pincée de pop commerciale, comme une touche de vernis glossy flirtant avec la quétainerie.

Moby en joue, en rigole même. Et relance la soirée en nous rappelant que finalement s’il écoutait vraiment le fond de son cœur, il écrirait des chansons de films d’horreur ou de pornos des mid-70’s. Les premières notes de South Side envahissent le Métropolis. Le public est conquis. Et s’apprête à embarquer dans un party géant… en un instant la salle se transforme en club. « Et si pendant une dizaine de minutes ou plus, on lançait un disco Sunday party? » lance-t-il! Pari remporté, les bras se lèvent et les corps se déchaînent. Dimanche, Moby avait décidé de faire danser Montréal. Montréal a dansé.

Auteur : Sarah Meublat

Photographe : Julien Kauffmann

Pour en savoir plus : Moby

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Posted in Moby by Thorium on October 23rd, 2011 at 11:59 pm.

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