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28 Janvier 2012 - Quand Machine Head headline une tournée, ça vaut forcément le détour. Thorium Photography ne pouvait pas manquer un tel évènement. Rapide retour sur la désormais mythique soirée du vendredi 27 janvier au Metropolis de Montréal.
Pour bien commencer les festivités, c’est Suicide Silence et Darkest Hour qui se chargeaient de réchauffer le vieux théâtre poussiéreux rempli à pleine capacité de la rue Ste-Catherine. Du Deathcore et du Death Métal, quoi de mieux pour vous réveiller un public léthargique et à moitié frigorifié par les rudesse de l’hiver local? Simple, efficace, brutale et à la fois excitant. Bref, la version nord-américaine du Irish-Coffee. Une fois passé cette mise en bouche, c’est enfin au tour de la bande à Robb Flynn de prendre le contrôle du stage sur un I Am Hell tonitruant. Une belle pièce de 8 minute tirée de leur dernier album, Unto the Locust (2011), pleine de volutes musicales et de violence non-refoulée. S’en est suivi une ode au bon gros Thrash Metal avec un enchainement façon artillerie lourde de Be Still and Know, Imperium, Beautiful Mourning et The Blood. Pour continuer sur cette lancée cathartique, Machine Head poursuivra sont set sur un Locust assez hallucinant, tant au niveau de la performance que du jeux de lumières et de la réaction complètement débile mentale du mosh-pit grouillant au pied de la scène.
Robb Flynn connait bien l’amour que lui porte son public, et il le lui rend bien. C’est sur un “Montreal, I wanna see you lose your fucking mind” qu’il entamera, seul sur la scène, une des plus vieilles composition du groupe sobrement intitulée Old. Apparemment inépuisable, le groupe prendra quand même le temps pour une courte pause émotionnelle en remerciant chaleureusement ses fans pour les 17 années de musique brutale qu’ils ont vécu. Un “You make us believe! Lets all become on loud voice tonight Montreal” viendra notamment introduire l’excellente Darkness Within. Magique. Quelques pistes plus loin, le show se conclura logiquement sur des Halo et Davidian tout aussi prévisibles que jouissifs.
En conclusion : un show violent et agréable qui annonce une très bonne cuvée 2012 de show Metal sur Montréal. On regrettera juste la quasi-omniprésence dans la setlist de compositions issues du dernier opus du groupe (Unto the Locust), au détriment d’albums plus ancien et sans doute plus fédérateurs parmi les fans, comme The Blackening.
Auteur : Paul Blondé
Pour en savoir plus : Machine Head
Posted January 28th, 2012. 1 comment
Le groupe californien Machine Head frappe encore avec leur septième opus, Unto The Locust. Le groupe, formé en 1992, a subi beaucoup de critiques au fil des années, à cause notamment des chansons qui s’étirent, d’un manque d’inspiration et de choix musicaux au début des années 2000, notamment. Bien que les originaires de la fameuse San Francisco Bay Area méritent ces critiques, Unto The Locust est définitivement un album qui mérite une écoute attentive.
L’influence nu-metal est toujours présente dans leur musique, avec les touches de thrash caractéristiques de la Bay Area. L’album commence en douceur, avec le début de I Am Hell (Sonata in C#), qui embraye rapidement pour atteindre la cadence habituelle du groupe : un riffing lourd et des cris ponctués de l’occasionnel solo de guitare, bien réussi. Le batteur Dave McClain est particulièrement à l’honneur à travers tout l’album, et spécialement sur Locust, le single de l’album que vous avez peut-être eu la chance d’entendre, notamment en spectacle, depuis le mois de juin. Il n’y a rien à y redire au point de vue de l’exécution ou de la production, la voix du chanteur Robb Flynn y étant même à son meilleur, et le refrain étant particulièrement accrocheur. Par contre, le moment n’est pas toujours constant et certaines parties nous donnent plutôt l’impression de nous traîner vers le bas plutôt que de nous pousser vers l’avant. Cette critique est vraie de l’ensemble de l’album qui perd de la vitesse inutilement en breakdowns et en répétitions. La pièce Darkness Within est un bon exemple : on y perd la lourdeur caractéristique de la musique de Machine Head et on se retrouve devant un morceau qui ralentit le rythme général de l’album, mais qui apporte toutefois du contenu lyrique intéressant, s’opposant avec les thèmes apocalyptiques du reste de l’album et montrant un optimisme et un pragmatisme qu’on voit rarement dans un groupe du genre, et qui explore de façon intéressante une approche musicale qui n’est pas habituelle pour le groupe. L’album se conclut de façon presque prévisible avec Pearls Before The Swine et Who we are, de sept minutes chacune, et qui incluent tous les éléments qui ont fait de Machine Head un groupe marquant de son époque.
La musique de Machine Head a énormément évolué avec les années, parfois pour le pire, mais avec Unto The Locust, définitivement pour le mieux. L’oeuvre est intéressante, bien plus dans son tout que si on prend une seule des parties à part, et démontre une utilisation précise et efficace du bagage acquis par le groupe dans les 19 dernières années. Ce n’est pas un album phare, mais c’est définitivement un album à écouter.
Cote : 8/10
Auteur : Phil Mandeville
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24 Juillet 2011 – Alléluia, le HeavyMTL est arrivé! Une année d’attente pour deux jours de débauche … ça valait le coup. C’était sans compter la grosse dose de Metal “dans-ta-face” recue avec le passage de Metallica il y a deux semaines sur les plaines d’Abraham. Autant dire que le public québecois etait pret, une fois de plus, pour une déferlante de crowd-surfs, de voix rauques et de riffs lourds. Thorium Photography aussi y etait, au coeur de l’action, pour vous ramener quelques bribes de souvenirs depuis le backstage et le pieds des scènes. Continue Reading…
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23 Juillet 2011 – Machine Head jouait à Montréal dans le cadre du HeavyMTL. L’article complet est disponible ICI.
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